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Éditions RE:VOIR (France)
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| Jean-Jacques Lebel |
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| Les Avatars de Vénus (DVD) |
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Jean-Jacques Lebel ' Les Avatars de Venus ' (Cover Detail) |
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DVD PAL (Toutes Zones) boitier transparent Livret (anglais/français) Comment Commander ce DVD Prix Total : 30 Euros TTC (Port Compris pour la France Métropolitaine - Autres pays : nous contacter pour connaître le montant ainsi que les différents modes possibles d'envois) 1 -Envoyer un e-mail En précisant les informations suivantes - Votre nom, prénom, adresse denvoi complète - La référence et le nom du DVD accompagné du nom de l'artiste - la quantité souhaitée pour chaque DVD à commande.dvd@annexia-net.com 2 - Nous vous renverrons alors par retour de mail : un numéro client personnel associé à votre nom ainsi que la confirmation de la réservation (durée de réservation fixée à 7 jours maximum à partir de la date de votre e-mail) 3 – À réception de cet e-mail de confirmation, envoyez le numéro de la commande / votre numéro client ainsi que vos noms et adresse sur sortie informatique ou papier libre clairement rédigé, accompagné de votre règlement par chèque bancaire à l'ordre d'annexia à : annexia Com DVD BP 15091 31504 Toulouse Cedex 5 France Noubliez pas daccompagner votre règlement du numéro de commande vous ayant été envoyé par mail par annexia dans le mail de confirmation. Envoi du/des DVD(s) par deux sous enveloppe à bulles avec suivi depuis le site internet de la poste (distingo avec numéro suivi).livraison annoncée : 48h00 à compter de lenvoi par annexia. Compter quatre jours ouvrables à réception du chèque pour l'envoi de la commande. Préciser si vous désirez recevoir une facture ou non par e-mail lors de lenvoi. Nous pouvons effectuer pour vous des réservations supérieures à 7 jours maximum,merci de nous contacter pour demande spécifique motivée. Mode de Paiement 2 PAYPAL Via Paypal par CB VISA, MASTER CARD... Que vous soyez on non membre de Paypal 30 Euros TTC (Port Compris pour la France Métropolitaine) - Autres pays : nous contacter pour connaître le montant ainsi que les différents modes possibles d'envois. pour valider votre commande : - cliquez sur le bouton Ajouter au Panier pour accéder à la page sécurisé de paiement via Paypal (CB, VISA, MASTERCARD) - click on the button : Add to Basket to access the secured transaction page via Paypal (CB, VISA, MASTERCARD) |
Jean-Jacques Lebel ' Les Avatars de Vénus ' Le film de Jean-Jacques Lebel, Les avatars de Vénus, pose frontalement et effrontément une question sérieuse, qui nest scandaleuse que pour les sots : la femme est-elle une forme ? Depuis longtemps, les éthologistes ont répondu, du point de vue de ce qui constitue, chez la femme, le déclencheur du désir sexuel de lhomme : les contours de la croupe et, secondairement, ceux de la poitrine. Avant cela, en créant Betty Boop, ce dessin de femme animé, cette forme charmante et provocante, les cartoonists américains Max et Dave Fleischer, avaient aussi donné leur réponse. Et depuis toujours, ne parle-t-on pas communément de « formes féminines » ? Le film de Jean-Jacques Lebel apporte une illustration magistrale et jubilatoire mais, lair de rien, de clin dil en clin dil, il dit plus encore, comme par exemple ceci : la femme en tant que forme persiste à travers les différents registres de la représentation, les différents moyens dexpression, les différents niveaux dinspiration, depuis les Vénus de la préhistoire jusquaux pins-up des calendriers pour camionneurs, depuis les chefs-duvre des plus grands peintres du passé jusquaux clichés pornographiques des sex-shops, depuis la sculpture primitive jusquaux créatures en imagerie de synthèse, en passant par la photographie et le cinéma, sur tous les continents, dans toutes les cultures. La « forme-femme » résiste à tout. En fait, elle était là avant tout : de la forme, la femme est la naissance, comme du monde, elle est lorigine. Cest dans cette forme, au fond, que tout sest passé. Cest de là, au fond, que toutes les autres formes viennent. LHistoire autant que lhistoire de lart, se constituent et se développent autour de lattraction et du désir, suscités par cette forme, par la forme de ce corps, par lenveloppe de cet être, avant tout. Il y a, au fond, à lorigine, ce devenir-forme de la femme, ce devenir-femme de la forme. Depuis le fond des âges, jusquau fond des yeux, cette forme ne cesse de se moduler, de se perpétuer, de faire varier ses contours sans cesser dêtre le signe unique : elle sétire avec Cranach, elle se remplit avec Rubens, elle se reporte de corps en corps, et lHistoire la nourrit ou lui impose la diète, elle se transfère dimage en image, et la main de lartiste la retouche pour mieux la toucher. Cette forme se déforme pour se reformer, et elle résiste, elle se maintient, jamais elle ne se transforme. Modèle de lartiste, la femme modèle lhistoire des formes. Le contour de cette forme, variablement modelé par limaginaire, enveloppe tout, et limaginaire lui-même est à lintérieur delle, contenu par elle. De cette enveloppe, de cette forme autour dun fond de nuit, de cette forme-fond, entre la forme et le fond, le passage secret, qui nen interrompt jamais la ligne, est une fente. Cest cela que nous dit ce film, sans aucune parole, cest-à-dire avec léloquence supérieure des images, à la fois fixes comme le fantasme, et plastiques comme limagination. Alain Fleischer Jean-Jacques Lebel ' Les Avatars de Vénus ' Jean-Jacques Lebels film, Les Avatars de Vénus (Venuss Avatars), poses both head-on and cheekily a serious question, one that will shock only idiots: Is woman a form? For a long time, ethnologists have answered this question, from the standpoint of what constitutes, in woman, the trigger for mans sexual desire, by pointing to the shape of the bottom and, secondarily, to the outline of the bosom. Before then, with the creation of that charming and provocative form, the female cartoon character Betty Boop, the cartoonists Max and Dave Fleischer had also given their response. And from time immemorial, has not one always talked about the female form? Lebels film offers us a magisterial and jubilatory illustration of this form. Yet it does so in an unassuming way. And from wink to nudge, it tells us still more, such as the following: Through different styles of representation, various means of expression, and varying levels of inspiration, woman qua woman endures. She persists, from the Venuses of prehistory to truckers calendar pinups, from the masterworks of the greatest painters of the past to the cliched pornographic images of sex shops, and from primitive sculpture to the creatures of computer-generated images, passing by way of photography and cinema, on all continents and in all cultures. The woman-form resists all and in fact was there before anything else: of form, woman is the birth; like the world, she is the origin. It is in this form, at bottom, that everything has occurred. It is thence, at bottom, that all other forms come. History with a capital H as much as the history of art is enacted and develops around attraction and desire; they are both aroused by this form, by the form of this body, by the envelope of this being, before anything else. There is at bottom, at the origin, this becoming-form of woman, this becoming-woman of form. From the depths of time to the depths of our eyes, this form has never stopped adapting, perpetuating itself, and varying its contours while remaining a single and singular sign: it stretches out with Cranach, fills out with Rubens, and switches from one body to another. History stuffs it or puts it on a diet as it shifts from image to image, and the hand of the artist touches it up, the better to be able to touch it. This form is deformed so as to be reformed. It resists change and maintains its form. Never is it transformed. Model for the artist, woman models the history of forms. Variably modeled by the imaginary, the contour of this form envelops everything, and the imaginary realm itself lies within it and is contained by it. Of this envelope, of this form surrounding the depths of darkness, of this ground-form lying between form and ground, the secret passageway, which never breaks its line, is a slit. That is what this film is telling us, without a word--that is to say, it speaks with the greater eloquence of images, which remain as fixed as ones phantasm and as plastic as the imagination. Alain Fleischer Traduction de David Curtis |
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| Crédits images © /texte original anglais RE:VOIR |