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Re:Voir (France)
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| Avant-Garde Belge 1927-1937 Surréalisme et Expérimentation dans le Cinéma Belge |
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![]() Surréalisme Et Expérimentation Dans Le Cinéma Belge (still) |
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DVD PAL (Toutes Zones) ![]() Comment Commander ce DVD Prix Total : 21 Euros TTC (Port Compris pour la France Métropolitaine - Autres pays : nous contacter pour connaître le montant ainsi que les différents modes possibles d'envois) 1 -Envoyer un e-mail En précisant les informations suivantes - Votre nom, prénom, adresse denvoi complète - La référence et le nom du DVD accompagné du nom de l'artiste - la quantité souhaitée pour chaque DVD à commande.dvd@annexia-net.com 2 - Nous vous renverrons alors par retour de mail : un numéro client personnel associé à votre nom ainsi que la confirmation de la réservation (durée de réservation fixée à 7 jours maximum à partir de la date de votre e-mail) 3 – À réception de cet e-mail de confirmation, envoyez le numéro de la commande / votre numéro client ainsi que vos noms et adresse sur sortie informatique ou papier libre clairement rédigé, accompagné de votre règlement par chèque bancaire à l'ordre d'annexia à : annexia Com DVD BP 15091 31504 Toulouse Cedex 5 France Noubliez pas daccompagner votre règlement du numéro de commande vous ayant été envoyé par mail par annexia dans le mail de confirmation. Envoi du/des DVD(s) par deux sous enveloppe à bulles avec suivi depuis le site internet de la poste (distingo avec numéro suivi).livraison annoncée : 48h00 à compter de lenvoi par annexia. Compter quatre jours ouvrables à réception du chèque pour l'envoi de la commande. Préciser si vous désirez recevoir une facture ou non par e-mail lors de lenvoi. Nous pouvons effectuer pour vous des réservations supérieures à 7 jours maximum,merci de nous contacter pour demande spécifique motivée. Mode de Paiement 2 PAYPAL Via Paypal par CB VISA, MASTER CARD... Que vous soyez on non membre de Paypal 22 Euros TTC (Port Compris pour la France Métropolitaine) - Autres pays : nous contacter pour connaître le montant ainsi que les différents modes possibles d'envois. pour valider votre commande : - cliquez sur le bouton Ajouter au Panier pour accéder à la page sécurisé de paiement via Paypal (CB, VISA, MASTERCARD) - click on the button : Add to Basket to access the secured transaction page via Paypal (CB, VISA, MASTERCARD) |
' Avant-Garde Belge 1927-1937 ' Surréalisme et Expérimentation dans le Cinéma Belge A la fin des années vingt, Charles Dekeukeleire et Henri Storck découvrent leur media. Ils deviendront des cinéastes documentaristes reconnus, mais leurs débuts sont marqués par l'expérimentation et la recherche d'un 'cinéma pur'. Avec les surréalistes de circonstance Henri d'Ursel et Ernst Moerman, ils constituent la première génération d'avant-garde du cinéma belge. Sept compositeurs ont écrit la musique qui accompagne ces films uniques : Joachim Brackx, Eric Sleichim, Jan Van Outryve, Annelies Van Parys (en résidence chez Transparant) et Mireille Capelle, Geert Callaert et Thomas Smetryns (en résidence chez l'ensemble HERMES). Les compositions pour ensemble sont exécutées par l'ensemble HERMES, sous la direction de Koen Kessels. Dans l'essai qui accompagne les deux DVD, Xavier Canonne reconstitue les années fougueuses 1927-1937. DVD 1 64' DVD 2 138' Langue français Sous-titres néerlandais, anglais Code régional PAL (toutes régions) DVD 1 Images d'Ostende (Henri Storck, 1929, 10'55) Composition musicale de Joachim Brackx Film organisé en chapitres visuels: le port, les ancres, le vent, l'écume, les dunes, la mer du Nord - une série d'images qui n'ont rien à voir avec l'anecdote ou l'illustration. L'eau, le sable, les vagues entrent directement dans un vocabulaire filmique. Pour vos beaux yeux (Henri Storck, 1929, 6'31) Composition musicale de Joachim Brackx 'Félix et moi, nous décidâmes que nous ferions du cinéma. J'avais tourné Images d'Ostende en 1929, mais le film suivant, Pour vos beaux yeux, c'est lui qui en imagina le scénario.' En huit minutes et 75 plans, il racontait l'histoire d'un jeune homme qui trouve un oeil de verre dans un parc, devient obsédé par sa trouvaille, et tente de s'en débarrasser en l'expédiant par la poste. Interprétée par Henry Van Vyve (Labisse et sa soeur Ninette n'apparaissant que dans le premier tiers du script), l'oeuvre se voulait dans la mouvance surréaliste, un an après Un chien andalou et son oeil tranché. Histoire du soldat inconnu (Henri Storck, 1932, 10'38) Composition musicale de Annelies Van Parys_Pour Histoire du soldat inconnu, Storck visionna une année d'actualités de 1928, où 60 nations avaient signé un pacte mettant la guerre hors la loi, et opposa cette généreuse utopie aux signes avant-coureurs d'un futur conflit (on était en 1932): exaltation des nationalismes, matraquages policiers, colonialisme à outrance, dirigeants bellicistes. Un montage féroce fait alterner sarcastiquement les bonnes intentions théoriques et le guignol politique des discours et des défilés, sur métaphores de cheminées d'usine s'effondrant au ralenti ou du cadavre exhumé d'un 'soldat inconnu'.__ Sur les bords de la caméra (Henri Storck, 1932, 10'47) Composition musicale de Jan Van Outryve Dans Sur les bords de la caméra, Storck utilise des images d'actualités de 1928, tout comme il l'avait fait auparavant dans Histoire du soldat inconnu, images qu'il exploite cette fois-ci sur un mode toutefois plus humaniste et burlesque. Il combine des images de mouvements de foule, de répression policière, d'explosions, d'émeutes et d'incendie avec des images de music-hall, de gymnastes, de mannequins et d'otaries qui rendent le tout encore plus inquiétant.__ Combat de boxe (Charles Dekeukeleire, 1927, 7'30) Composition musicale de Eric Sleichim Quand Charles Dekeukeleire réalise Combat de boxe, il a vingt-deux ans et il est fou de cinéma. Il se situe d'emblée aux côtés de ceux qui défendent le cinéma pur: Germaine Dulac, Jean Epstein, Marcel L'Herbier, Louis Delluc. Dekeukeleire est également enthousiasmé par Vertov et sa conception du 'cinéma oeil'. Un poème de Paul Werrie a servi d'argument à ce film, qui fonctionne sur des gros plans, des effets de surimpression, l'utilisation alternée de négatif et de positif, un travail lié au rythme. La violence du combat, la présence du public, la tension entre la foule et le ring, sont portés par un montage fulgurant et chorégraphique. Visions de Lourdes (Charles Dekeukeleire, 1932, 17'54) Composition musicale de Annelies Van Parys Charles Dekeukeleire, catholique questionnant, réalise ce documentaire lors du pèlerinage des Jeunesses Ouvrières Catholiques. Le film est une réflexion critique, acerbe parfois, émue et fervente aussi, sur le lieu de toutes les crédulités et des croyances les plus cristallines. Des cortèges de pèlerins illuminés côtoient des bigotes roublardes, vendeuses de cierges; l'eau sous toutes ses formes ruisselle, comme les chapelets vendus aux devantures marchandes; les malades, patients dans l'attente du miracle, alternent avec les dons à la Sainte Vierge (hiératiques béquilles suspendues par centaines dans la Grotte Sacrée, hallucinants corsets de cuir et jambes de bois jonchant le sol, lettres par milliers emprisonnées dans des grillages offerts aux regards) DVD 2 Impatience (Charles Dekeukeleire, 1928, 36'20) Composition musicale de Thomas Smetryns Un carton introductif informe le spectateur que le film sera composé de quatre séries d'images: 'La moto, la femme, la montagne et des blocs abstraits', éléments à partir desquels Dekeukeleire va construire son film selon des paramètres très précis. Le rythme du film est donné par une fragmentation mathématique en segments temporels. Les quatre jeux d'images vont se succéder dans toutes les combinatoires possibles, sans que jamais soit prise en compte une ligne mélodique ou une montée dramatique Histoire de détective (Charles Dekeukeleire, 1929, 50'52) Composition musicale de Geert Callaert Une femme inquiète du comportement de son mari, trop souvent absent, demande à un détective de le suivre et de lui faire un rapport. Argument classique de fiction, semble-t-il, d'autant plus que Charles Dekeukeleire découpe son film par des cartons qui nous informent des rebondissements de l'histoire. Cependant, cette trame ne sert qu'à mettre en avant un prétexte pour mieux désarticuler le récit au profit du seul cinéma. En effet, le détective va employer un appareil de prise de vues comme instrument d'investigation. La caméra devient ainsi le personnage principal et sa subjectivité va être le sujet essentiel du film. Cartons dessinés par le peintre Victor Servranckx. La perle (Henri d'Ursel, 1929, 33'23) Composition musicale de Mireille Capelle Le comte Henri d'Ursel réalise La perle sous le pseudonyme d'Henri d'Arche dans, selon lui, 'l'enthousiasme de l'inexpérience'. Il ne tourna qu'un seul film sur un scénario du poète Georges Hugnet. Dans un Paris calqué sur les feuilletons de Louis Feuillade, le héros se lançait à la poursuite d'une perle, sans cesse perdue et retrouvée, au fil des rencontres les plus insolites: souris d'hôtel gainées de collants à la Musidora, belle fiancée à bicyclette ou somnambule des toits en chemise de nuit, fantasmes amoureux dans les sous-bois. Hugnet jouait lui-même ce rêveur éveillé, hanté par un érotisme sans cesse présent dans les images. Monsieur Fantômas (Ernst Moerman, 1937, 17'16) Composition musicale de Geert Callaert Ernst Moerman était amateur passionné des exploits du personnage de Souvestre et Allain, Fantômas, qu'il surnommait 'le gentleman démoralisateur', Moerman en fit le héros emblématique de son moyen métrage muet Monsieur Fantômas. Tourné à petits frais sur une plage du littoral et dans un vieux cloître, ce brûlot surréaliste se place d'emblée sous le signe des ciné-feuilletons de Feuillade. En smoking et chapeau claque, le Maître du Crime (incarné par le père du futur Johnny Hallyday) parcourt le monde à la poursuite de la belle Elvire, jalonnant son itinéraire de méfaits et d'outrages aux bonnes moeurs. On retrouve ici l'amour fou, les méandres du rêve, l'anticléricalisme forcené, l'appel à la subversion et à l'aventure dans 'un monde où rien n'est impossible, où le miracle est le plus court chemin de notre inquiétude au mystère' (E. Moerman). ' Avant-Garde Belge 1927-1937 ' Surrealism And Experiment In Belgian Cinema At the end of the nineteen twenties, two future film-makers discover their medium. Charles Dekeukeleire and Henri Storck will become famous documentary film-makers, but their debuts consist of experiments and the search of a 'pure cinema'. With the occasional surrealists Henri d'Ursel and Ernst Moerman, they make up the first avant-garde generation in Belgian cinema. Seven composers wrote the music for these unique films: Joachim Brackx, Eric Sleichim, Jan Van Outryve, Annelies Van Parys (in residence at Transparant) and Mireille Capelle, Geert Callaert and Thomas Smetryns (in residence at HERMESensemble). The works for ensemble are performed by the HERMES ensemble conducted by Koen Kessels. In the essay that accompanies the two DVDs, Xavier Canonne reconstructs the thrilling years 1927-1937. DVD 1 64' DVD 2 138' Language French Subtitles English, Dutch Regional code PAL (region free) DVD 1 Scenes of Ostend (Henri Storck, 1929, 10'55) Composition by Joachim Brackx Film organized in visual chapters: the port, the anchors, the wind, the meerschaum, the dunes, the North Sea... a series of images which are completely freed of anecdote and illustration. Water, sand and waves become an integral part of the filmic vocabulary. For Your Beautiful Eyes (Henri Storck, 1929, 6'31) Composition by Joachim Brackx "Félix and I decided to move into film-making. I had shot Images d'Ostende (Scenes of Ostend) in 1929, but the ideas for the next film, Pour vos beaux yeux (For Your Beautiful Eyes), came from Félix." In eight minutes and 75 shots, the film tells the story of a young man who finds a glass eye in a park, becomes obsessed with the object and attempts to get rid of it by sending it through the post. With Henry Van Vyve in the main role (Labisse and his sister Ninette made an appearance only in the first third of the script), the film was a clear surrealist statement, one year after Un chien andalou and its razorcut eye. Story of the Unknown Soldier (Henri Storck, 1932, 10'38) Composition by Annelies Van Parys For Histoire du soldat inconnu (Story of the Unknown Soldier) Storck watched newsreels for the whole of 1928, the year when 60 nations signed a pact outlawing war, and juxtaposed this heart-warming utopia with the signs of a forthcoming conflict (this was in 1932) - burgeoning nationalism, police brutality, excessive colonialism, bellicose politics. Ferocious editing sarcastically juxtaposes these good intentions with the political farce of speeches and parades, all to the tune of factory chimneys collapsing in slow motion and the exhumed body of an "unknown soldier". Pictures on the Sideline (Henri Storck, 1932, 10'47) Composition by Jan Van Outryve Just like he did for Histoire du soldat inconnu (Story of the Unknown Soldier), Storck uses newsreels from 1928, which he distorts, although in a more humanistic and slapstick way. He combines images of the crowd, police repression, explosions, riots and fire with images of gymnasts, music halls, models and sea lions, which make it all the more disturbing. Boxing Match (Charles Dekeukeleire, 1927, 7'30) Composition by Eric Sleichim When Charles Dekeukeleire makes Combat de boxe (Boxing Match), he is 22 years old and obsessed with cinema. He immediately aligns himself with the defenders of pure cinema, Germaine Dulac, Jean Epstein, Marcel L'Herbier, Louis Delluc. He also admires Vertov and his conception of the Kino-Glaz, the cameraeye. A poem by Paul Werrie served as starting point for this film which is based on a high-speed montage, close-ups, superimpositions, the successive use of the negative and positive image and the principle of rhythm. The violence of the fight, the presence of the audience, the tension between the crowd and the ring are swept up in a dazzling choreographic montage. Visions of Lourdes (Charles Dekeukeleire, 1932, 17'54) Composition by Annelies Van Parys Charles Dekeukeleire, a questioning Catholic, is spurred into making this documentary by a pilgrimage undertaken by the Catholic Young Workers' Movement. The director's approach is one of critical reflection - emotional and fervent, often acerbic - on the site of the most crystal-clear credulities and beliefs of all. Processions of pilgrims brush past artful bigots and candle sellers; water pours down in all its forms like the strings of rosary beads sold at the display stands; the sick, patiently awaiting the miracle, are cut against images of the gifts to the Holy Virgin (hieratic crutches suspended in their hundreds inside the Sacred Grotto, letters imprisoned by the thousand in metal grilles open to our view and the incredible sight of a floor strewn with leather corsets and wooden legs). DVD 2 Impatience (Charles Dekeukeleire, 1928, 36'20) Composition by Thomas Smetryns An introductory title informs the spectator that the film will be composed of four series of images, "the motorbike, the woman, the mountain and abstract blocks", elements which serve as the starting point for Dekeukeleire to construct his film according to very precise parameters. The rhythm is given by a mathematical fragmentation of the film's running time, divided up into temporal segments where the four repertories of images succeed each other in every possible combination with no respect for either melodic line or dramatic tension. Detective Story (Charles Dekeukeleire, 1929, 50'52) Composition by Geert Callaert A woman, concerned about the continual absences of her husband, commissions a detective to follow him and report back to her. At first glance this appears to be a classic fictional device, all the more so since Charles Dekeukeleire segments his film with titles informing us of the latest developments of the story. Yet this framework serves only to set up a narrative pretext for disrupting narrative itself in favour of pure cinema. For the detective uses photographic equipment as an instrument of investigation: thus, the camera becomes the principal character and its subjectivity the principal subject of the film. Titles designed by painter Victor Servranckx. The Pearl (Henri d'Ursel, 1929, 33'23) Composition by Mireille Capelle The count Henri d'Ursel shot La perle (The Pearl) under the pseudonym of Henri d'Arche "in the flush of inexperience", as he put it. D'Ursel made only one film, based on a screenplay by the poet Georges Hugnet. In a Paris straight out of the serials of Louis Feuillade, the hero goes in search of a pearl which constantly disappears in a string of bizarre encounters - sneak thieves in a hotel wearing body stockings à la Musidora, a beautiful fiancée on a bicycle and a somnambulist walking the rooftops in a night-shirt, amorous fantasies in the undergrowth. Hugnet himself played this waking dreamer, haunted by an unending eroticism reflected in the images. Fantômas (Ernst Moerman, 1937, 17'16) Composition by Geert Callaert Ernst Moerman was an ardent fan of Souvestre and Allain's character Fantômas, whom he dubbed "the demoralizing gentleman", he made him the emblematic hero of his medium-length silent film, Monsieur Fantômas. Shot on a shoestring budget on a beach and in an old cloister, the style of this scathing surrealist satire is immediately recognizable as that of the Feuillade serials. In top hat and tails, the Master of Crime (played by the future father of French singer Johnny Hallyday) tours the world in pursuit of the beautiful Elvire, punctuating his travels with mischief and acts to offend proper decency. The film encompasses amour fou, the meanders of dreams, fanatical anti-clericalism and a plea for subversion and adventure in "a world where nothing is impossible, where the miracle is the shortest route from our uncertainty to mystery" (E. Moerman). |
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