annexia
Chris Burden (U.S.A) / Paul McCarthy (U.S.A) -> Performances en Vidéos (U.S.A)
Mai 2000
art-video

10.05.2000
20h15et 22h15
ART-VIDÉO
annexia et l'atelier de dessin de Croix Baragnon présentent :
AMÉRICA # 3
(salle bleue de l'espace Croix Baragnon) - 24 rue Croix Baragnon - quartier st Etienne - métro Esquirol -
Chris Burden
"Performances"
"shot/Bed Piece/Through The Night Softly/220/Deadman/Fire Roll/Icarus/back To You/Velevet Water...
1971-75, n & b et couleur
"Big Wrench",
1980, couleur
+ dernière minute
Paul McCarthy
"Performances "
1970-75, noir & blanc

Participation : Tp: 15F, Tr 12F


Paul McCarthy
Biographie

Pendant qu'il était étudiant, Paul McCarthy, a sauté depuis une fenêtre du second étage à l'occasion d'une performance/action, recréant le légendaire "Saut dand le Vide" d'Yves Klein. McCarthy a été une figure marquante par l'influence qu'il a exercé sur l'art en Californie et sur la scène de la performance, et ceci jusqu'à ce qu'il soit reconnu internationalement, des dizaines d'années plus tard. Son travail de performance a aussi bien exploré, à l'approche des années 70, les champs du dyonisiaque et du chamanisme et de l'initiation rituelle, que ceux du corps et de la sexualité. L'intensité de ses performances, qui contiennent souvent la peinture graphique de sujets tabous, l'amène éventuellement à utiliser la vidéo et l'installation comme média primaire.

Explorant, les profondeurs des thèmes de la famille et de l'enfance par le biais du kitch et des détritus de la pop culture, le corps et la sexualité, et ceci avec une théâtralité outrageante, les travaux de McCarthy sont habités d'un caractère violent de disfonctions et de traumas. Dans de nombreux de ses travaux, il adopte l'attitude d'un personnage de performance, affolé, comme ensorcelé, ou infantile. Les travaux de McCarthy impliquent souvent des liquides, des fluides du corps, de la peinture ; l'une de ses performances utilise son propre sang mélangé à de la nourriture, un acte obsessionnel dans Family Tyranny..

À l'approche des années 80, McCarthy a commencé à utiliser des films et des séries télé comme éléments dans des installations "video/performance". Souvent, celles-ci élaborent des constructions qui impliquent la reconsidération d'icônes et de mythes chargés culturellement, tels que dans Heidi et Pinocchio, dans un contexte de psychodrame familial, du genre Hollywoodien et des mass-media.

McCarthy est né à Salt Lake City, dans l'Utah, en 1945. Après avoir suivi les cours de L'Université de l'Utah, il reçu son B.F.A de Institute d'Art de San Francisco, et son M.F.A de l'Université de Californie du Sud. Son travail a été montré en 1993 à la Biennale de Venise et Sonsbeek '93', Arnheim, et dans des expositions au Centro de Arte Reina Sofia à Madrid, au Centre Georges Pompidou à Paris, au Guggenheim Museum Soho à New York, au Museum of Contemporary Art de Chicago, et au Musee d'Art Contemporain de Lausanne en Suisse, des expositions personnelles des travaux de Mc Carthy ont été organisées par The Museum of modern Art de New York, la Galerie Art & Public à Genève en Suisse, au Hamburg Kunsthalle en Allemagne, à la Luthring Augustine Gallery à New York, à la galerie Air de Paris à Nice. Il vit à Los Angeles.

Paul McCarthy
"Black & White Tapes"
Performances 70-75, 32 minutes

Cette compilation de treize bandes en noir et blanc, réaliées tôt dans les années 70 annonce le développement naissant des thèmes, de la physicalité crue, de la théâtralité qui marquent les travaux postérieurs bien connus de Mc Carthy. Dans plusieurs pièces, McCarthy emploie son propre corps comme outil pour examiner le processus de production de l'art : il devient un pinceau humain en se trainant sur le plancher tandis que tenant un bidon ouvert de peinture blanche, il fouette violemment les murs et les piliers de son studio avec une grande feuille imbibée de peinture. Souvent l'artiste utilise son corps, des parties de son corps, et les fluides corporelles dans des exercices conceptuels.
Ces actes performatifs peuvent être manifestement confrontationelles, comme quand il crache à plusieurs reprises directement sur l'objectif de la caméra. D'autres pièces impliquent des contradictions et des inversions plus subtiles d'objets, de mouvement, de lumière et d'ombre.



Chris Burden
Éléments Biographiques

Chris Burden a d'abord attiré l'attention internationale dans les années 70 en tant que figure influente et souvent controversée de l'art conceptuel, de la performance et du body art de la côte ouest des E.U. Autrefois surnommé ironiquement "L'Evel Knieval de l'art contemporain" Burden a acquis la notoriété grace à son travail de performance à sensation, dans lequel il explore l'expérience psychologique du danger personnel et du risque physique.

En utilisant son propre corps comme un objet d'art dans des actions excessives et parfois choquantes, il a de manière agressive confronté et renversé la dynamique du rapport entre artiste et public et le processus de production de l'art. Dans ces performances désormais légendaires dans l'histoire de l'art conceptuel, Chris Burden accepte de se faire tirer dessus, crucifier, presque noyer et de s'electrocuter.

En 1974, il a commencé à travailler avec la vidéo, en l'utilisant comme composante à part entière de ses performances et pour la documentation de ses travaux et dans la production de spots TV conceptuels ". Vers la fin des années 70, Burden a commencé à produire des objets sculpturaux, installations et inventions technologiques ou mécaniques y compris le monumental BCar et la grande roue. "The Big Wheel". Dans le prolongement de ses travaux conceptuels, Burden porte son attention sur le rapport de l'artiste avec une société industrialisée et technologique.

Burden est né 1946. Il a reçu le B.A. du Ponoma College, Claremont, California, et un M.F.A.de l'University of California, Irvine. Une importante retrospective de ses travaux : " Chris Burden: A Twenty Year Survey, a été organisé en 1988 par le Newport Harbor Art Museum, California. Il a montré son travail de performance et ses travaux partout dans le monde, y compris au Centre Georges Pompidou, Paris; de Appel, Amsterdam; The Museum of Modern Art, New York; Museum of Conceptual Art, San Francisco; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C.; The Institute of Contemporary Art, Boston; et le Whitney Museum of American Art Biennial, New York. Il a reçu de nombreuses récompenses et bourses du National Endowment for the Arts et du Guggenheim Fellowship, il enseigne actuellement à l'Université de Californie, Los Angeles. Il vit à Topanga en Californie.

Chris Burden
Performances 71-74
1975, 34:38 min, couleur et n&b

Les performances conceptuelles de Chris Burden, datant des années 70, provoquantes et souvent choquantes, tirent leur force brute de confrontation des enregistrements visuels spectaculaires tournés en Super-8, 16mm, et vidéo.
Accompagnés de commentaires francs et didactiques sur ses travaux et le processus de documentation, ces fragments révèlent les thèmes principaux du travail de Burden : l'expérience psychologique du danger, de la douleur, et du risque physique, de l'abus agressif du corps comme objet d'art, et de la psychologie du rapport artiste/spectateur. Cette compilation est un document historique d'une des manifestations les plus extrêmes de l'art de la performance conceptuelle des années 70. On y retrouve le fameux "Shot" (1971), dans laquelle Burden se fait tirer dans le bras, "Bed Piece" (1972), dans laquelle il est resté dans un lit dans une galerie pendant vingt-deux jours et la célèbre "Through the Night Softly" (1973), qui met en scène Burden, les bras attachés derrière le dos, rampant sur des tessons de verre brisé. En outre, sont incluses les performances : 220 (1971), Deadman (1972), Fire Roll (1973), Icarus (1973), B.C. Mexico (1973), TV Ad (1973) Back to You (1974), Velvet Water (1974).

Film: Michael Brewster, Barbara Burden, Don Von Valkenburg, Phyllis Lutjeans, Paula Sweet, Charles Hill. Video: Andy Mann.

Chris Burden
"Big Wrench"
1980, 15:12 min, couleur.

Dans cette performance narrative en vidéo, Chris Burden raconte, ans un monologue autobiographique, l'histoire de son rapport avec un camion nommé le " Big Job.". Il pose impassible devant l'objectif de la camèra avec des images en mouvement du camion derrière lui. Burden écrit : " pendant un semestre, alors que l'artiste lutte avec le problème de posséder un antique camion de transport de 16 tonnes, "the Big Job" devient alors une métaphore de la démence individuelle (j'ai parlé de la malediction de "Big Job"), mes plans contrariés pour transformer le camion en poste de commande de transmissions, en musée roulant, et la difficulté à m'en débarasser.
Une histoire vraie."

Producteur: La Mamelle.

Traduction des textes présents sur cette page © annexia/Laurent Bardèche/marlène palmade textes originaux EAI New-York © copyright control

ce cycle de vidéo-projection est un partenariat entre Annexia et l'Atelier Arts Plastiques de l'Espace Croix-Baragnon et est soutenu par la D.R.A.C Midi-Pyrénées, par la ville de Toulouse et le Conseil Régional Midi-Pyrénées

.
programmation/traduction de l'anglais et rédaction des documents : Laurent bardèche @ annexia www.annexia-net.com