Vidéo-programme : america #10
Ciné-programme : america #11
ART-VIDÉO
09.05.2001
21h00
annexia et l'Atelier Arts Plastiques de l'Espace Croix-Baragnon présentent :
AMERICA #8
Salle Bleue de L'Espace Croix Baragnon
24 rue Croix Baragnon
une collaboration entre Annexia et L'Atelier Arts Plastiques de l'Espace Croix-Baragnon
contact rens : annexia : 05.61.58.24.37
copyrights pour le texte original en américain : electronic art intermix, Montevideo Time Base Arts, annexia pour la traduction française
Bill Viola (U.S.A)
Programme
"The Reflecting Pool"
"Truth Through Mass Individuation"
"The Passing"
Bill Viola
Biographie
Bill Viola est une figure importante de l'art visuel. Ses installations et bandes vidéo, qui ont reçu la reconnaissance internationale, se distinguent par leur résonance allégorique et leur maîtrise virtuose de la technologie. Viola explore les systèmes temporels et optiques de la vidéo dans le but d'examiner métaphoriquement les modes de perception et de connaissance, et dresse un portrait de la quête symbolique de l'individu. Utilisant un structuralisme rigoureux dans sa recherche rituelle sur les phénomènes visuels et acoustiques, sur l'illusion et la réalité acoustiques, il parvient à articuler une poétique visionnaire de la "transcendance." Les poésies visuelles, et les allégories à propos du langage de la "perception subjective", telles qu'il les nomment, incluent des travaux de commande tels que "Chott el-Djerid" (1979); "Hatsu Yume" (First Dream) (1981) et "I Do Not Know What It Is I Am Like" (1986)
La lumière et le temps sont les matériaux essentiels avec lesquels Viola conduit ses recherches métaphysiques et spirituelles pour connaître et définir l'individu. Traduites plastiquement, ces recherches sont en général utilisées pour définir les codes d'un langage symbolique de l'inconscient et de la conscience, du microcosme et du macrocosme, de l'intérieur et de l'extérieur. Ses travaux réalisés sans recours au langage parlé font appel à des transformations emblématiques et à des images archétypales et nous suggèrent des rêves subconscients ou issus de mémoires pré-linguales. Son extraordinaire maîtrise de la technologie de la video pour parvenir à 'sculpter' le temps, est l'un des quelques "effets spéciaux" utilisés par Viola. Les altérations temporelles, les mouvement ralentis, les inversions, l'utilisation de la notion de durée ainsi que d'autres interventions techniques sur le temps acquièrent une signification métaphorique destinée à évoquer son intérêt pour les cycles basés sur le jour et la nuit, la naissance, la vie, la mort et le renouvellement.
Cette exploration unique des systèmes technologiques pour articuler des perceptions transcendantes est le reflet de la convergence des influences et de l'éclectisme de Viola. Celles-ci sont issues des principes musicaux que des philosophies et des rituels culturels extra-occidentaux, du Mysticisme issu de la culture Judeo-Chrétienne, du Modernisme et du Romantisme, du monde animal et de la nature, des films structuralistes et de l'univers télévisuel et des media. Références qu'il décrit comme étant les sept chaînes de son enfance....
The Passing, 1991,
Le passage (The Passing) confronte le spectateur avec des images claustrophobiques et énigmatiques ayant été tirées du sombre réservoir des rêves et de l'inconscient. Le Passage traite aussi des transgressions permanentes des limites aux carrefours du rêve et de la veille, du conscient et de l'inconscient, de la mémoire et de l'oubli, de la vie et la mort. L'on trouve des plans d'un homme (joué par Viola lui-même) dormant par à-coups et respirant lourdement. Ceux-ci, montrés en alternance avec des paysages sombres de côtes désertes et d'immeubles désolés, d'épaves et des ruines, de personnes, sous l'eau, en train de couler et des premiers moments de la vie de nouveau-nés, du lit de mort d'une vieille femme, d'enregistrements à fort volume d'un enfant en train de courir à la mer; avec des images d'un tunnel, fonctionnent comme des "rites" de passage et comme éléments cruciaux dans la vidéo. Toutes ces images, extrêmement singulières, sont aussi soulignées par des effets de manipulation de la vitesse de défilement de la bande vidéo, du son, et par traitements chromatiques. Ces images semblent presque surnaturelles comme si elles provenaient d'un autre temps et d'un autre espace. "The Passing" a été réalisé en référence et réaction au fait que la mort de la mère de Viola, coïncide avec la naissance de son fils - deux événements extrêmes dont la coïncidence semble réconcilier la mort au sein de la vie. Si l'on écarte cet élément, "Le Passage" est aussi un impressionnant travail qui parvient à combiner les thèmes les plus essentiels de l'oeuvre de l'artiste. Cette vidéo sur la vie et la mort reste difficile à oublier...
'The Reflecting Pool' (1977-79, 12 mins)
Cette bande fait partie d'une compilation de cinq travaux autonomes traitant des frontières entre l'épreuve des expériences des perceptions conscientes et inconscientes."The Reflecting Pool" concerne plus particulièrement le baptême d'un homme (joué par Viola lui-même).et de sa renaissance sprituelle.
"Truth Through Mass Individuation"
Le titre fait référence à Carl Jung. Un personnage isolé apparaît, exécutant successivement des actions de plus en plus agressives : laissant tomber une cymbale au milieu de pigeons, tirant un coup de fusil dans une rue déserte de la ville. Dans la quatrième scène, sa silhouette lumineuse, éclairée en contre-jour dans la nuit sombre se mêle dans la distance avec l'image de la foule entassée à l'intérieur d'un stade...
Assistance technique : Bobby Bielecki. Produit en collaboration avec le laboratoire TV de WNET/THIRTEEN à New York et le Synapse Video Center de l'Université de Syracusees.
(Source : EAI catalogue)
Traduction de l'américain sauf mention: annexia : Laurent Bardèche
Annexia pour cette manifestation : Laurent Bardèche/Frédérick Barbirolo
Espace Croix-Bragnon : Arlette Malié
Cette manifestation et les suivantes ont reçu le soutien financier de la DRAC Midi-Pyrénées, de la Ville de Toulouse et du Conseil Régional Midi Pyrénées
Ciné-programme : america #11
GORDON MATTA-CLARK
22.05.2001
21h00 une seule séance
Cinéma et art plastique
annexia et le cinéma Le Cratère présentent :
america #11
Cinéma le Cratère 95, gd rue St-Michel 31400 Toulouse
PROGRAMME
SPLITTING 1974 , 16 MM, 13 MN
BINGO NINTHS, 1974, 16 MM, 10 MN
CONICAL INTERSECT, 1975, 16 MM, 18 MN
OFFICE BAROQUE, 1977, 16 MM, 44 MN
GORDON MATTA-CLARK
Éléments biographiques
Seuls nous restent les films réalisés à partir des étapes de réalisation des principales pièces de Matta-Clark élaborées sur les sites de New York, de Paris et d'Anvers. Ces films, dans le prolongement de ses recherches sur les notions d'architecture, de déconstruction, d'espace et d'environnements urbains, se concentrent sur trois points : les performances de Matta-Clark ainsi que la réutilisation d'objets, son travail d'intervention sur l'espace et les textures et, ses coupes d'immeubles. Plus que de simples documentations de ses remarquables interventions, ses films sont de véritables commentaires de son travail, nous fournissant un point de vue unique des processus de création. Gordon Matta-Clark est né à New York en 1943 et y est mort en 1978. Il a étudié la littérature française à La Sorbonne et l'Architecture à l'Université de Cornell. À partir du début des années 1970, Matta-Clark a été membre fondateur du restaurant : "Food Restaurant" dans le voisinage de Soho à New York. Matta-Clark a participé à de nombreuses expositions de groupe et de projets. Son travail a été présenté à la Documenta V de Kassel en Allemagne; et dans des expositions à Sao Paolo, Berlin, Zurich et à la 9ème Biennale de Paris. Ses principaux projets ont été mis en oeuvre à Aix-la-Chapelle, Paris et Anvers. Après sa mort, des rétrospectives ont été organisées par le Musée d'Art Contemporain de Chicago ; au Badischer Kunstverein à Karlsruhe en Allemagne ; et au Centro Julio Gonzalez IVAM à Valence en Espagne.
SPLITTING 1974 , 16 MM, 13 MN
Film documentaire sur la coupe d'une maison réalisée par matta-Clark dans Humphrey Street à Englewood, dans l'état de New-York.
(cat Light Cone)
BINGO NINTHS, 1974, 16 MM, 10 MN
En Août 1974, Gordon Matta-Clark fit une coupe dans une maison typique d'une petite ville des chutes du Niagara, dans l'état de New-York. L'artiste obtint la permission de séparer la façade en neuf morceaux. La partie centrale fut conservée intacte. Une heure après la fin de son intervention, la maison fut démolie. Quelques uns des morceaux de la façade furent transportés à l'Art Park.
(cat Light Cone)
CONICAL INTERSECT, 1975, 16 MM, 18 MN
Pour la Biennale de Paris, en 1975, Matta-Clark fit une coupe dans deux maisons mitoyennes du centre Georges Pompidou, dans le quartier des Halles. La coupe en forme de cône déformé, faisait référence au film d'Anthony McCall, "Line Describing A Cone". Il ne reste plus que la bande-image.
(cat Light Cone)
OFFICE BAROQUE, 1977, 16 MM, 44 MN
Gordon Matta-Clark réalise une coupe dans un immeuble commercial de cinq étages, devant le Steen, lieu touristique très fréquenté à Anvers. Peu de temps après la mort de l'artiste, on tenta de sauver l'oeuvre pour en faire un musée d'art contemporain, mais hélas, le bâtiment fut détruit sans autre notification.
(cat Light Cone)
Programmation/Traduction (sauf mention : Laurent Bardèche
Technique/Com : Frédérick Barbirolo
annexia est soutenue par la D.R.A.C Midi-Pyrénées, par la Ville de Toulouse et le Conseil Régional Midi-Pyrénées
annexia : www.multimania.com/annexia annexia @multimania.com