annexia
William Wegman (U.S.A) + Carte Blanche annexia in Novelum Festival (Gary Hill, Abramovic, Bill Viola...)
Novembre 2000
art-video
15.11.2000
20h15/22h15)
ART-VIDÉO
annexia et l'Atelier Arts Plastiques de l'Espace Croix-Baragnon présentent :
AMERICA #4
(Salle Bleue de l'Espace Croix-Baragnon)
24 rue Croix Baragnon - quartier St-Etienne - métro Esquirol -
William Wegman (U.S.A)

- "Selected Works Reel 1"
1970-72, noir et blanc, 30:38 mn
- "Selected Works Reel 3"
1973, noir et blanc, 17:54 mn
- "Selected Works Reel 6"
1975 18:35 mn couleur et noir et blanc, 18:35 mn
- "Selected Works Reel 8"
1997-98, couleur, 25:43 mn

Participation : Tp: 20F, Tr 10F

William Wegman
BIOGRAPHIE

William Wegman a obtenu la reconnaissance internationale pour son travail de photographe, de peintre, de dessinateur et de vidéaste. Un humoriste conceptuel post-moderne, qualifié de "maître du fantasque, dont les travaux possèdent un charme et, une intelligence absurde parfois digne de Samuel Beckett". Bien que Wegman soit mieux connu pour les portraits spirituels de ses chiens Weimeraner, il est une des figures les plus originales de l'histoire de l'art vidéo. Ses travaux vidéo des années 70 basés sur ses performances sont à ranger parmi les classiques les plus indémodables de l'art vidéo.


Les premiers travaux video de Wegman dont la plupart ont pour vedette son célébre et alter ego chien Weimeraner, le défunt Man May utilisent comme base des performances à caractère minimal et font appel à l'utilisation de la litote humoristique ainsi qu'aux propriétés intrinsèques de la vidéo 'Low Tech' : l'immédiateté et l'intimité, pour créer de brillants moments de comédie narrative idiosyncratique. Constitués de simples prises en temps réel, jouées devant une camera en plan fixe, ses bandes vidéo nous font partager d'absurdes anecdotes, des monologues comiques ainsi que des gags visuels surréalistes. Avec un esprit subversif, Wegman emploie avec ingéniosité son propre corps, des accessoires minimalistes ainsi que des situations de tous les jours en tant que matériaux comiques pour aboutir à des molologues d'un humour pince sans rire désabusé.


Le chien Man Ray, en innocent malchanceux, fonctionne en tant qu'improbable protagoniste et faire valoir des fictions de Wegman. Docile et confiant, Man Ray est un écran blanc sur lequel Wegman projette et transfère l'indigne psychologie des motivations et des émotions humaines. Par le biais de répliques de situations, Man Ray se trouve amené à des réactions conditionnées ; Wegman attribue alors des significations anecdotiques au comportement du chien, imposant des traits humains à cet 'Autre'. Dans l'un de ses travaux les plus engagés avec Man Ray, le chien semble répondre avec consternation quand Wegman corrige sa leçon de prononciation ; dans un autre, deux chiens suivent à l'unisson les mouvements d'un objet hors champ.

Le transfert d'identité de Wegman sur Man Ray est l'élément central de la tension comique contenue dans ses bandes video. Une grande partie de l'humour provient du décalage entre ce que l'on voit et ce que l'on entend, et les significations qui leur sont attribuées - décalage ironique entre le comportement anticipé et effectif, entre l'attente et ce qui arrive vraiment. Plusieurs travaux comportent des gags visuels parodiant des pratiques de l'art minimal et du 'body-art' ; des parties du corps et autres objets inanimés assumant des voix humaines. Des monologues de télévision sont interprétés comme d'absurdes confessions, des actions à 'ralonges' se terminent sur un sentiment extrême de déception.

Historiquement significatif et extrêmement influent, ces bandes sont aussi véritablement comiques. Depuis la fin des années 70 Wegman est internationalement reconnu pour son travail de photographe, surtout en raison du caractère anecdotique des images de Man Ray et de son successeur canin, Fay.Ray. Fay ray est aussi la 'star' des travaux vidéos suivants de Wegman, notamment une serie de vignettes pour la télévision 'Sesame Street'.

Wegman est né en 1943. Il a reçu un B.F.A. de peinture de L'université du Massachusetts section Art et un M.F.A. de peinture de L'université de l'Illinois. Il a reçu de nombreuses récompenses y compris des bourses d'étude et des aides du Guggenheim Museum et d'une dotation nationale pour les arts ainsi que de la part du service public pour les artistes et créateurs.

Le travail photographique de Wegman a été l'objet de nombreuses publications dont Man's Best Friend' (1982) ainsi que William Wegman : Peintures, Dessins, Photographies et Bandes Vidéo (1990). Ses peintures, dessins, photographies et bandes vidéo ont été montrés en dehors des États-Unis, partout en Europe dans des expositions solos telles que the Walker Art Center, à Minneapolis, à Los Angeles : au County Museum of Art ; à la 'Holly Solomon Gallery' de New York ; au Kunstmuseum de Lucerne ; au Centre Georges Pompidou à Paris, au Tedelijk Museum d'Amsterdam; au Kunstverein de Frankfurt; et à l'Institute of Contemporary Art de Londres. Les travaux de Wegman Wegman ont aussi été montrés dans le cadre d'expositions de groupe de festivals et d'Institutions dont la Septième Documenta de Kassel, en Allemagne ; à la 'Whitney Museum of American Art Biennale' de San Francisco, au 'Museum of Modern Art' de Venise pour la Biennale, au 'Museum of Modern Art de New York; à l'Institute of Contemporary Photography' de New York, au 'Victoria and Albert Museum' de Londres. Son travail a été l'objet en 1990-91 d'une rétrospective intitulée 'William Wegman : Paintings, Drawings, Photographs, Videotapes 1970-1990, originairement organisée au 'Kunstmuseum' de Locarno. Ses bandes vidéo ont été diffusées à la télévision à l'étranger et aux États-Unis et plus particulièrement dans le "The Tonight Show, The David Letterman Show, et dans Le 'Saturday Night Live'. Wegman vit à New York .
PROGRAMME

William Wegman (USA)
"Selected Works Reel 1 " : 1970-72
durée : 30:38 mn, noir et blanc

Wegman cultive avec impassibilité l'art du bon mot et du gag visuel à partir de matériaux tels que son propre corps, des objets du quotidien, des balles et des poupées et son chien Man Ray. L'humour tire sa source de l'incongruité sauvage de l'attente de comportements normaux et/ou d'évènements. Les objets inanimés sont personnifiés, des actions à ralonge conduisent à des déceptions absurdes....

William Wegman (USA)
"Selected Works Reel 3" : 1973
durée : 17:54 mn, noir et blanc

Reel 3 met l'accent sur des histoires absurdes créées par Wegman, se présentant sous la forme de monologues comiques et de parodies de démonstrations commerciales, aussi bien que de singeries dans lesquelles le confiant Man ray (son chien) se trouve manipulé. Dans "Né sans bouche" (Born without mouth), Wegman apparaît avec le visage recouvert de mousse de savon et raconte l'histoire selon laquelle il serait né sans bouche...

William Wegman (USA)
"Selected Works Reel 6" : 1975
durée : 18:35 mn, couleur et noir et blanc

Reel 6 inclue des portraits de caractère de Man ray (son chien) semblables à ceux sur lesquels Wegman se concentre dans ses monologues comiques. Wegman utilise aussi des matériaux appropriés tels que les bandes son de téléfilms et les illustrations du journal New Yorker en tant qu'éléments comiques. L'ironie repose sur le décalage entre ce qui est vu et ce qui est entendu, entre ce qui est attendu et ce qui arrive vraiment. L'obéissance de Man Ray est ainsi exploitée dans une série de manipulations comiques...

William Wegman (USA)
"Selected Works Reel 8" 1997-98
durée : 25:43 mn, couleur

Dans reel 8, Wegman continue d'explorer avec distance l'histoire inextricable du chien. À l'instar de ses performances maintenant classiques contenues dans les vidéos antérieures des années 70, Reel 8 se présente sous la forme d'une série de pièces satiriques faisant appel à des décors et costumes simples, enregistrées en plan séquence et marquées par son absence caractéristique d'affects à l'égard de la scène. Alors que les chiens d'autrefois apparaissent moins que d'habitude, pour les remplacer, d'autres personnes se trouvent précipitées dans des scènes comme de simples personnages de papier conçus par l'esprit tordu de Wegman. Plusieurs de ces quasi squelettiques histoires, se concentrent sur l'industrie publicitaire, avec Wegman apparaissant dans des rôles tels que ceux du magicien, du machiniste, de l'écrivain ou du réalisateur...

Traduction des textes présents sur cette page © annexia/Laurent Bardèche/marlène palmade textes originaux EAI New-York © copyright control

ce cycle de vidéo-projection est un partenariat entre Annexia et l'Atelier Arts Plastiques de l'Espace Croix-Baragnon et est soutenu par la D.R.A.C Midi-Pyrénées, par la ville de Toulouse et le Conseil Régional Midi-Pyrénées

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23.11.2000 20H30
videovox
art video programme
in novelum 2000

MJC ROGUET SAINT CYPRIEN - 9 RUE GASCOGNE 31300 TOULOUSE - métro St-Cyprien / mjc Roguet St-Cyprien
participation : Tp: 30 F, Tr 20 F
cette soirée vidéo-projection est une production d'Annexia dans le cadre du Festival NOVELUM organisé
par S.A.M - Structure d'Action Musicale - rens festival NOVELUM, S.A.M : 05 61 71 81 72
rens programme vidéo annexia 05.61.58.24.37

Abramovic/Ulay "AAA-AAA" (1978 - 13'00")
Vito Acconci "Mouth" (1974 - 12'30")
Gary Hill "Soundings" (1979 - 18'03")
Bill Viola "Anthem" (1983 - 11'00)
Gary Hill "Site/Recite" (1989 - 4'00)
Gary Hill "Happenstance" (1983 - 06'47")
Abramovic/Ulay "Freeing the Voice" (1976 - 5'00")
Bert Ross "The 23rd" (1999 - 6'00'')
Philippe Chatelain "Corpuscules en Mouvement"
Phil Minton, voice performance" (3'00 - 1996)

Programme 'VideoVox'

Abramovic / Ulay'
AAA-AAA' ; (1978, 13'00")

Abramovic et Ulay se mettent à genoux l'un face à l'autre, se regardant dans les yeux. Au début, ils produisent le même bruit monotone, mais graduellement un concours s'instaure : qui peut hurler, crier et hurler le plus fort et le plus longtemps. Ulay est le premier à surenchérir . Quand Abramovic se met elle même à crier plus fort, tous deux reprennent leur position initiale. La performance rappelle "Freeing the Voice", une performance d'Abramovic dans laquelle elle adopte le même crie rauque. Dans cette performance, l'accent est mis sur le nettoyage du corps et de l'esprit et sur l'élimination de la conscience, alors qu'"AAA-AAA" tourne autour du rapport entretenu entre deux amants et artistes. À partir d'une position d'égalité, l'un tentant de surpasser l'autre, et vice et versa.

Vito Acconci
'Mouth' ; (1974, 12'30")

Quel est le rôle de la parole dans notre existence? Quelle importance y-a-t'il à pouvoir ou non s'expliquer clairement face aux autres ? À l'aide d'une camera zoommant sur l'intérieur de sa bouche, Acconci essaye d'éclaircir ce quelque chose sans utiliser sa langue ; il communique sans avoir à dire quoique se soit. Nous pouvons maintenant après cela faire sortir une phrase. " Je ne vous appellerai pas, regardez ! Je ne vous blesserai pas. Non, Je ne vous nuirai pas. Regardez combien je suis ouvert. Je suis ouvert à tout, ouvert à vous." L'artiste vous invite à entrer dans sa bouche et à partager ses aventures. Il promet de ne rien faire qui puisse faire rompre la relation. " je ne vous enfermerai pas dedans. Quelque chose peut se produire à l'intérieur, élan de liberté, aller n'importe où." Mais par la suite, il montre qu'il lui est trop difficile de garder la bouche ouverte ; il avale la salive s'accumulant dans sa bouche. Il réalise qu'il a fait une erreur et essaye de dédommager le spectateur. " Non, non je n'ai pas voulu dire cela pour me fermer. Non, je ne veux pas me fermer. Je resterai ouvert pour vous, bien grand ouvert. Voyez, bien grand ouvert. Je ne veux pas vous fermer dehors. Mon esprit n'est pas fermé, je peux apprendre de vous" Il a rompu sa promesse. Mais, il a atteint son but : en parlant inintelligiblement, mais maintenant en glissant vers un mot reconnaissable, il force ceux qui voulaient le comprendre dans leur rapport à lui. Ceci prend pour base la volonté de comprendre un langage formé par une bouche qui ne peut pas parler, de sorte que l'attention se concentre sur sa langue, langue qui pourrait influencer la cavité buccale de manière à ce qu'elle produise un langage intelligible. Par conséquent, vous êtes à contrecoeur emprisonnés dans la bouche d'Acconci, attendant un mot compréhensible de lui, prêt à engager une conversation avec lui...

Gary Hill
'Soundings'; (1979, 18'22")

Presque tous les thèmes contenus dans les travaux postérieurs de Gary Hill sont déjà présents dans ses premières bandes vidéo : la relation entre le bruit (sous toutes ses formes d'expression) et la vision ; la transmission ; le corps en tant que transmetteur/récepteur ; les processus qui déterminent la signification, etc.. Gary Hill ne se sent pas concerné par le fait de montrer comment ces systèmes fonctionnent ensemble ou séparément. Au contraire, en les disséquant par des voies diverses, il souligne les perturbations et les frictions qui peuvent se produire. Dans la modulation en boucle vous voyez apparaître, trois traductions ou phases différentes d'une boucle formée dans une image simple. Il nous est d'abord montré un plan rapproché d'une bouche produisant des bruits, une image que l'on retrouve dans plusieurs travaux postérieurs de Gary Hill. L'histoire de l'image concerne la matérialité du langage : les mots et les lettres apparaissent comme des images. "Soundings" traite de 'la formation sonore de l'image' et du fait 'd'imaginer le son'. Au moyen du texte parlé et d'un haut-parleur, Gary Hill dépeint, de différentes manières, les aspects linguistiques de l'image et des qualités concrètes ou réelles du langage. Dans "Videograms", "Around & About" et plus tard dans "Primarily Speaking" l'on peut voir des images ressemblant à ce qui est dit ' (l'image en tant que syllabe et schéma de la parole et de la syntaxe). C'est ce que nous montre Gary Hill dans le cadre de sa déconstruction de la formulation de la signification.

Bill Viola
Anthem, (1983, 11'00")

Dans cette bande 'Hymne' est chanté ' par une jeune fille dont l'image apparaît dix fois dans un espace semblable à celui d'une église voutée. L'ensemble de ce travail est basé sur le matériel sonore de son cri perçant ralenti un grand nombre de fois. L'image de la fille apparaît en alternance avec des images de scènes urbaines, d'un terrain industriel désolé, d'un tronc d'arbre, de prises de vue d'un intérieur, le plan rapproché d'un oeil, l'enregistrement d'une exécution sanglante, des intestins, des gens sur une plage... En dépit de leur hétérogénéité apparente, aucune de ces images n'est arbitraire ou sans implication. La composition de la bande confère à la jeune fille un rôle de 'prophétesse' des actions et interventions humaines. Son chant devenant à la fois un credo et un acte d'accusation. L'hymne est une chanson visionnaire dans laquelle le temps se trouve prolongé dans le cri perçant de la jeune fille ; les images 'acérées' pouvant devenir alors 'transparentes' pour un instant.

Gary Hill
Site/Recite (1989, 4'00")

Avec une surprenante précision, la caméra dans "Site/Recite" s'avance et tourne autour d'une pierre tombale - os, ailes de papillon, coquilles d'oeufs, enveloppes de graine, notes chiffonnées, crânes - dans une série de plans apparemment sans liens. Site/Recite se présente sous la forme d'un écoulement continu de gros-plan détaillés. À cette taxinomie de la dépossession : "petites morts qui s'empilent", se trouve juxtaposé un récit sur la relation entre crainte sémantique et expérience visuelle. Par la fenêtre de ce texte, les objets sur la table viennent modeler le comment la conscience s'appose elle-même aux manifestations de la matière et comment la mémoire se ne trouve constituée que d'une collection de véhicules vides. "Site/Recite" est le prologue de "Which Tree", une installation interactive sur vidéodisque se présentant aux utilisateurs sous la forme d'un labyrinthe de points et de connexions leur permettant d'errer dans la forêt d'images et de mots de Gary Hill pour découvrir les "textes" de leurs propres configurations mentales.

Gary Hill
'Happenstance'
(1983, 06'47")

Dans "Happenstance", le rapport language/texte se trouve visualisé à la fois de manières littérale et figurative : les formes générées par ordinateur se composent en effet de lettres ou des mots qui créées des configurations visuelles ou des images devenant texte. Les lettres ou les signes calligraphiques flottent à travers l'écran ; les textes s'évaporent ou disparaissent comme dans un vortex. Parfois, un fragment de texte parlé ' se matérialise sous la forme d'un mot à l'écran... De manière prégnante, Gary Hill réussit à faire prendre conscience au spectateur de la matérialité du langage, du temps et de l'espace qui sont occupés par des mots. Mais "Happenstance" traite également de l'illusion et de l'intangibilité du 'tout linguistique'. La vidéo se termine sur : 'les mots viennent, rien ne les entoure. Ils ne parlent de rien que d'eux-mêmes. Sans raison (...) si je les approche trop rapidement, ils disparaissent'.

Abramovic / Ulay'
Freeing the Voice'; (1976, 5'00")
Voir texte à propos de "AAA-AAA"

Bert Ross (Grande-Bretagne)
"The 23rd" (1999 - 6'00'')

Bert Ross est un artiste d'origine Écossaise chez qui le phénomène vocal est à la fois objet d'étude et de fascination. Il a produit un corpus de films vidéo dans lesquels il se produit en situation de performance expérimentant les possibilités physiques du système phonatoire. Parallèlement à ces performance d'un caractère assez classique proches des tentatives de la poésie sonore, Bert ross a developpé une fascination très personnelle pour les techniques de transmission et de reproduction électronique de la voix. The "23rd" appartient à ces films qui tente de transcender la technique en lui associant le regard fascinant d'un spectateur extérieur. Au moyen d'une mise en scène vidéo associant la seule présence vocale de deux interlocuteurs en situation de conversation à des des plans d'instruments d'amplification et de supports d'enregistrement de la voix - micro, enregistreur, bandes - ou à des images abstraites, Bert Ross est parvenu à donner corps à cette abstraction visuelle à travers le langage.- ; le seul "visage" présent dans cette vidéo étant celui qu'emprunte le langage codifié de l'image - : équilibre entre paroles et images par lequel chacun peut devenir à travers cette disparition du sujet vocal, le témoin privilégié d'une conversation concrête sans visage. Le montage rigoureux de Bert Ross nous amène à scruter en 'voyeur auditif' dans une attente proche de la fascination, ce que l'on pourrait nommer 'la destination sans visage du message' ...

Philippe Chatelain (France)
'Corpuscule en Mouvement' Phil Minton Voice Performance (3'00 - 1996)

Ce film appartient à une série de portraits d'improvisateurs réalisé à l'origine en super8.

À l'âge de quinze ans, Phil Minton commence à prendre des leçons de trompette dans sa ville natale, puis, entre 1959 et 1961 rejoint le Brian Waldron Quintet, le groupe résident de l'hôtel de ville de Torquay et apporte son soutien a des orchestres tels que 'The Ted Heath Orchestra et le ' B Bumble and the Stingers'. Il se rend à Londres et joue de la trompette et chante avec l'orchestre de Mike Westbrook. Fin 1964/65 il s'installe à Los Palmas dans les îles et officie en tant que trompettiste et chanteur dans le groupe anglais Jonston Macphilbry. À partir de 1966 il s'installe en Suède pour cinq ans. À son retour à Londres en 1971, Phil Minton rejoint le Westbrook Orchestra et s'implique dans plusieurs projets de cet orchestre et cela jusqu' en 1990, et ceci tout en voyageant souvent, en Europe et jouant dans les principaux festivals tels que Adelaïde, Edimbourg, New York, Strasbourg et Berlin.
En 1974 Phil Minton commence à participer à des troupes de théâtre expérimental tels que Le Welfare State et IOU, il forme le groupe vocal avec Maggie Nicols et Julie Tippetts en 1975, et depuis 1976 jusqu'au début des années 80, travaille en solo ainsi que dans un certain nombre de duos d'improvisateurs, notamment avec Fred Frith, Roger Turner, Peter Brötzmann et avec le 'Günter Christmann's Vario Project' et joue très souvent en Europe et en Russie, aux Etats-Unis et en Australie Les duos d'improvisation ont continué tout au long des années 80 dans de nombreuses collaborations. Phil Minton a participé à des travaux multimédia tels que l'opéra de Konran Boermer intitulé 'Apocalipsis Cum Les Figuris', le 'Lindsay Cooper's 'Oh Moscow', les productions du théâtre de Mike Figgis ainsi que le film ' de Sally Potter 'Gold'. Il est souvent l'invité de groupes et d'orchestres européens. En 1988, Phil Minton est élu meilleur chanteur masculin en Europe par le Forum International du Jazz. 'Il créé le The Phil Minton's Quartet' qui se transformra à l'occasion de la création de sa création pour voix, piano et percussions et instruments en roseau 'River Run' en un ensemble régulier auxquels ont participés Veryan Weston, Roger Turner et John.Butcher. Le Quartet a voyagé en Europe en 1996, et est apparu au festival de Victoriaville en 1997, se déplaçant en Allemagne la même année, et a entrepris une tournée soutenue par Le 'Art Council' en Angleterre et en 1998 est apparu au festival de Vand'Oeurve et en 1999 et s'est produit en concerts aux U.S.A.

Minton continue de travailler sur des projets variés au cours de ces dernières années, ceux-ci en tant qu''invité avec le GrubenKlangOrchester de Georg le Graewe, le Trio Raphiphi avec Radu Malfatti et Phil Wachsmann, un trio avec John Butcher et Erhard Hirt, Axon, un trio avec Marcio Mattos et Martin Blume, le groupe de Derek Bailey ainsi que le 'Tony Oxley's Celebration Orchestra' (y compris la performance pour célébrer le soixantième anniversaire d'Oxley en 1998. En 1993 il a reçu une bourse du Art Council pour 'River Run', une composition pour voix, piano et percussions et instruments en roseau inspiré par les travaux de James Joyce. Ce groupe, 'The Phil Minton's Quartet', s'est transformé à l'occasion de 'River Run' en un ensemble régulier auxquels ont participés Veryan Weston, Roger Turner et John.Butcher. Le Quartet a voyagé en Europe en 1996, et est apparu au festival de Victoriaville en 1997, se déplaçant en Allemagne la même année, et a entrepris une tournée soutenue par Le 'Art Council' en Angleterre et en 1998 est apparu au festival de Vand'Oeurve et en 1999 et s'est produit en concerts aux U.S.A.

programmation/traduction de l'anglais et rédaction des documents : Laurent bardèche @ annexia www.multimania.com/annexia
Merci à la société I.E.C Toulouse pour leur soutien matériel.